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Posts Tagged “libre”

Arora logoJe vais aujourd’hui vous parler d’un (presque) nouveau venu dans le monde des browsers : Arora

Arora est un navigateur web libre, gratuit et multiplateforme. Il est entièrement écrit en C++, à l’aide du célèbre toolkit graphique Qt, qui est entre autre la pierre angulaire de l’environnement de bureau libre KDE, et qui est utilisé par d’autres projets tels que Google earth et Skype.

Depuis sa version 4.4, Qt intègre le moteur de rendu WebKit. Un moteur de rendu est un composant logiciel permettant d’interpreter du code HTML pour le faire apparaître sous une forme de page web.
WebKit est réputé pour ses performances et son respect des standards. C’est aussi le moteur de rendu utilisé par le navigateur Safari (Apple dirige d’ailleurs le développement de WebKit)

Arora a initialement été crée par un développeur Qt pour tester le bon fonctionnement de WebKit dans Qt. Cette vieille version est d’ailleurs toujours disponible dans les démos fournies avec Qt. Suite à ça, son développeur, Benjamin Meyer a continué l’améliorer.

Arora fournit toutes les fonctionnalités que l’on est en droit d’attendre d’un navigateur : Gestion des onglets, des bookmarks, historique, gestionnaire de téléchargement. Il supporte aussi les plugins flash et java de Firefox pour peu que votre version de Qt soit supérieure ou égale à Qt 4.5.
Fait notable pour un navigateur actuel, arora est léger :)

La page du projet

Screenshots

Téléchargement (Pensez tout de même à vérifier si arora n’est pas déjà disponible dans les dépôts de votre distribution, ce qui est par exemple déjà le cas sous Gentoo et Debian (mais vous ne pourrez pas utiliser flash et java puisque la version de Qt disponible dans les dépots debian est la 4.4 …))

@+

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      Me voilà de retour du FOSDEM, qui se tenait à Bruxelles, le week-end dernier. Au risque d’enfoncer une porte ouverte, je présente tout de même le FOSDEM, qui une des plus conséquentes réunions de développeurs Open Source en Europe. Environ 250 conférences ont lieu durant cet évènement et tous les principaux acteurs du libre y ont un stand : la plupart des distributions GNU/Linux, mais également les systèmes *BSD ainsi que la Mozilla Foundation, KDE, OpenOffice.org, et bien d’autres.

Nemiver, ou l’espoir d’un bon débogueur sous GNU/Linux

      Une des premières conférences à laquelle j’ai assisté fut celle sur Nemiver un débogueur C/C++ basé sur Gnome. Le développement d’un tel logiciel fut principalement débuté à cause du manque de convivialité de ddd et de la complexité à déboguer un logiciel C++ en ligne de commande avec gdb. Voici son interface :

Nemiver Screenshot

      N’existant pas de “libgdb“, Nemiver fonctionne en communiquant via une instance de gdb. Pour l’instant, la partie qui m’aurait intéressée le plus du débogueur n’est pas encore développée, à savoir le désassemblage d’un binaire ELF et donc un déboguage à partir du code assembleur seul et non pas une source. Toutefois, Dodji Seketeli, l’un des deux développeurs du projet, fit entendre lors de la conférence que ce point était prévu pour la suite de Nemiver.

L’API de fuzzing Fusil

      Une autre conférence qui m’a laissé un très bon souvenir fut celle de Victor Stinner alias Haypo, sur son API de fuzzing Fusil. Dans cette dernière, Haypo y expliquait tout d’abord ce qu’est le fuzzing : une technique de détection des failles dans un binaire, plus simple et plus rapide que l’analyse statique ou dynamique de celui-ci, basée sur un test de toutes les entrées/sorties sur lesquelles il se fie.

      Afin de provoquer des comportements anormaux aux logiciels, une technique commune consiste à envoyer au binaire des données incorrectes (en général, générées pseudo-aléatoirement) mais ayant un format valide. Ainsi, afin de tester un logiciel tel que GIMP, on peut développer un fuzzer en python utilisant Fusil générant des images respectant par exemple le format JPEG, mais dont les champs sont remplis totalement aléatoirement.

Le système de fichiers ext4

      Ce fut Theodore Ts’o, développeur de nombreux outils pour ext2 et ext3, et principal mainteneur d’ext4 qui effectua la conférence. Il présenta tout d’abord ext4 : ce n’est pas un système de fichiers à part entière, mais une extension de ses prédécesseurs (comme son nom l’indique) et on peut donc utiliser ext2 avec certaines fonctionnalités d’ext4. Puis, il en vint aux avantages par rapport à ext3 :

  • Le support des volumes ayant une taille de 1024 Po (pétatoctet : 1Po = 1 000To)
  • La possibilité de stocker des fichiers de 16TB, voire encore plus volumineux dans de prochaines versions d’ext4
  • Le support d’extent, c’est-à-dire une zone réservée à un seul fichier, en général plutôt volumineux, comme par exemple un DVD. Les extents permettent de réduire fortement la fragmentation d’un fichier, et ainsi d’augmenter fortement les performances en lecture et écriture.

FOSDEM ’10

Etant donné la bonne ambiance de l’évènement, son entière gratuité et la qualité des conférences offertes, j’y serai également l’an prochain, avec peut-être à nouveau quelques habitués de #futurezone@irc.worldnet.net ! Un site utile si vous ne pouvez pas assister aux évènements comme le FOSDEM : http://streaming.linux-magazin.de/

Deimos

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